Le Geai paré des plumes du
Paon
Un Paon
muait
; un Geai prit son plumage ;
Puis après se l'accommoda
;
Puis parmi d'autres Paons
tout fier se
panada,
Croyant être un beau personnage.
Quelqu'un le reconnut : il se vit bafoué,
Berné,
sifflé, moqué, joué,
Et par Messieurs les Paons
plumé d'étrange sorte ;
Même vers ses pareils s'étant
réfugié,
Il fut par eux mis à la porte.
Il est assez de geais à deux pieds comme lui,
Qui se parent souvent des dépouilles
d'autrui,
Et que l'on nomme plagiaires.
Je m'en tais ; et ne veux leur causer nul ennui :
Ce ne sont pas là mes affaires

Geai

Paon
Maxime et
Sébastien
(1998-1999)
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